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Yannick: professeur, Mormon.

Bonjour, je m’appelle Yannick

À propos de moi

Je suis un gars assez tranquille. Sans être passionné, je suis plus littéraire que matheux, fan de fantasy et de musique de film. J'ai été à la fac à Troyes (10), à Lyon (69), à Chambéry (73) et à Bonneville (74), où j'habite encore en ce moment. Mes ancêtres sont français, chinois, malgaches, libanais, norvégiens, écossais, etc...C'est en mission au Québec que j'ai découvert que culturellement, j'avais de solides racines françaises, même si sur certains points, j'aime à me différencier_notamment au niveau de la bouffe. Mes parents ont voulu quitter la Réunion en 2005, j'avais 14 ans, mes frères avaient 11 et 5 ans: l'objectif était de nous permettre de voyager ensemble avant que mes frères et moi ne quittions la maison, afin d'amasser le plus de bons souvenirs ensemble possible, parce que nos souvenirs sont à peu près la seule chose que nous emportons au-delà de la tombe...Ainsi, nous avons pu visiter la Suisse, l'Italie, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, et l'ouest des Etats-Unis. Je me lance dans l'enseignement parce que je crois que le progrès et le bonheur sont issus de l'initiative et de la liberté, et que la liberté, inséparable de la responsabilité, est agrandie par le développement de la connaissance et des capacités des personnes. Je me lance dans ce métier parce que je crois qu'il va me permettre d'acquérir des qualités que je trouve importantes: la patience, la persévérance, l'organisation, la créativité...ce n'est pas gagné d'avance!

Pourquoi suis-je mormon(e) ?

J'ai grandi avec l'Évangile dans ma vie, grâce à l'engagement de mon père et de sa mère dans l'Église. Quand j'étais petit, j'allais à la plage avec ma mère et ses parents. Mais lors de soirées familiales, j'ai appris à chanter, à prier. Quand j'ai commencé à aller à l'église plus régulièrement, quand j'ai commencé à lire de façon autonome, j'avais quelques notions de base. J'ai commencé à lire le Livre de Mormon relativement tôt: la première fois a été avant mon baptême, à 8 ans et 3 mois... Avec le recul, je me dis que pendant longtemps j'aimais l'Église parce qu'elle représentait un environnement sûr et familier, et aussi parce que dans la mesure où j'essayais de bien faire, j'avais la compagnie du St-Esprit. Au lycée, j'étais interne, et là j'ai commencé à me distinguer plus nettement des autres. Mais j'y étais alors préparé, et saisissais toutes les opportunités de partager ce en quoi je croyais, c'est-à-dire que je répondais aux questions qui m'étaient posées, en extrapolant dans mon enthousiasme je dois l'admettre. Là, j'ai été confronté aux opinions de mes amis, ce qui m'a permis de m'interroger et de chercher à approfondir la doctrine de l'Évangile. J'aime comprendre pourquoi je fais ce que je fais, ce qui est parfois un obstacle à la foi pure, mais qui m'a permis de chercher. Et quand on cherche, on trouve, quand l'objet de nos recherches est juste et notre intention réelle. Encore aujourd'hui, c'est toujours une grande joie de lire un verset ou d'entendre un discours à la conférence générale qui confirme mes hypothèses... Les Ecritures ne changent pas. Mais nous, si. Et en les relisant, il est plus facile de les associer à nos expériences. Aujourd'hui, je fais bien la distinction entre l'aspect intellectuel des choses et la foi que j'exprime dans mes choix, mes initiatives, mes actes, qui ne peut être remplacée. Et je sais que je suis en paix et heureux quand je fais ce que je sais être juste et que je me sens vide et souillé dans le cas contraire.

Histoires personnelles

Pourquoi les mormons font-ils des missions ?

"Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle" "Et sa joie est grande pour l'âme qui se repent" "Car la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" "Viens, et suis-moi" Le Seigneur a passé sa vie, prémortelle, mortelle et post-mortelle au service des enfants de son Père. Je crois qu'il en est heureux et il nous invite à le suivre pour que nous soyions heureux. Il nous invite aussi à utiliser son sang expiatoire pour surmonter les obstacles de la transgression et de la condition mortelle. Il nous appelle à son service pour nous faire connaitre la joie et l'amour qu'il y a à inviter les autres à aller à lui, pour nous permettre de voir son pouvoir en action, pour apprendre nous-même à travailler dans sa vigne, c'est-à-dire à inviter et encourager les gens à le suivre pendant toute notre vie. Il nous appelle aussi parce que la foi des hommes sur la terre est initiée et nourrie par le désir issu lui-même de l'invitation et du témoignage qui est rendu du Sauveur du monde et du plan de salut.

Comment je vis ma foi

Dans la logique de ce que j'écrivais plus haut, je crois que le progrès et le bonheur sont issus de l'activité, de l'initiative. En fait, ces deux notions correspondent à une définition de la foi. La foi, c'est l'engagement, la persévérance. Mon père n'a jamais cherché à nous forcer à participer à l'église, mes frères et moi. Ainsi, nous nous sommes toujours impliqués dans l'église en fonction de notre bonne volonté. Quand je suis parti en mission, le seul conseil de mon père a été: "Sois heureux". Ayant vécu la plupart du temps dans des unités de l'église relativement réduites, j'ai eu tôt et souvent l'occasion d'officier et de servir dans diverses tâches et responsabilités à l'église, ce qui m'a permis de chercher à connaître le Seigneur et sa volonté, puisque c'est de son oeuvre qu'il s'agit. Nous sommes tous différents, et rencontrons des difficultés diverses et variées selon nos situations. Servir dans l'Église me donne l'occasion de voir comment le Seigneur travaille avec chacun de nous, et comment les principes de son Évangile s'appliquent à tous. Mon témoignage est fortifié quand je vois qu'il aime tous ses enfants et que je vois que tous ont accès à sa bonté. Nul n'est hors de sa portée. Dans le monde des affaires, on mesure le succès avec l'argent gagné. En politique, avec la popularité, ou le développement d'infrastructures. Dans le service du Seigneur, le succès se mesure aux fruits de l'Esprit (Galates 5:21-22) qui sont déversés. On le voit à l'amour qui est donné, à la foi manifestée, au réconfort obtenu, à l'espérance et à l'optimisme qui sont produits. Que ce soit dans un collège de prêtrise ou dans la mission de branche, j'ai trouvé que le ministère se ramène toujours à témoigner de la réalité de l'action du Seigneur dans nos vies en vue de nous préparer à la suivante.